Une rentrée 2021 sous le signe du phytomanagement !

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 Revenons sur quelques notions importantes mises en exergue par le professeur Michel Chalot de l’UFCB* lors de sa présentation aux 17èmes rencontres de la Biomasse.

4 faits marquants qui déterminent un phytomanagement efficace

Ces faits marquants sont repris par le professeur Chalot concernant les projets de phytomanagement couplés à de la production de biomasse non alimentaire

  1. Nécessité d’élargir la gamme d’espèces végétales en phytomanagement pour répondre aux enjeux et contraintes des différentes filières de valorisation. Au travers des projets successifs (Proliphyt, Biofiltree, Phytopop, Phytochem) ce sont près de 38 espèces qui ont été investiguées.
  2. Importance de considérer la production de biomasses propres en sélectionnant les espèces végétales pertinentes (phytostabilisatrices), ce qui permet de s’affranchir de sous-produits contaminés. Par exemple, les espèces ligneuses des genres Ostrya (famille de Betulaceae) et Ulmus (ormes) de la famille des Ulmaceae indiquent une tendance à ne pas accumuler les métaux.
  3. Pertinence du traitement de la biomasse issue du phytomanagement dans la filière énergétique, pour peu que la gestion des contaminants soit clairement abordée.
  4. La filière des biomatériaux est prometteuse même si les dispositifs peuvent encore être optimisés (Phytofiber, Netfib).

Notons que la diversification des espèces végétales à utiliser en phytomanagement est également mise en avant par le projet PhytEO au travers de l’usage des espèces herbacées.

La continuité comme clef du progrès

Sans cette expérience de terrain de plus de 15 ans, M. Chalot n’aurait jamais pu énumérer ces 4 grands axes du phytomanagement. Ce qui met en exergue la notion de continuité ! Il apparaît en effet crucial pour les projets qu’ils soient menés de manière cohérente dans le temps. On travaille ici avec du vivant : les plantes auront un effet sur le sol à terme et donc des réponses physiologiques qui vont varier dans le temps.

Enfin, la succession de ces projets relève d’un travail collaboratif entre industriels et organismes de recherche. Il y a d’une part la mise à disposition de certains sites et d’autre part l’évaluation des filières de valorisation de la biomasse générée.

Un socle administratif solide et un soutien des pouvoirs publics sont aussi des conditions indispensables à la continuité de ces projets en phytomanagement.

 

*Université Franche Comté Bourgogne


 

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