Un an après, la belle évolution du groupe d’action dédié au phytomanagement

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Il y a deux ans, la filière wallonne du phytomanagement[1] n’était fédérée par aucun acteur du secteur. Depuis novembre 2016 et la création – par ValBiom – d’un groupe d’action pour l’application du phytomanagement sur sols marginaux (notamment sols pollués), la donne a changé.

Quels objectifs vise ce groupe et quelles conclusions peut-on tirer après un an d’activité ?

Une mobilisation accrue des acteurs de terrain

Actif dans le domaine du phytomanagement et de la phytoremédiation depuis 2015, ValBiom (soutenu en cela par la Wallonie – DG03, DPS et AwAC) crée en novembre 2016 un groupe d’action dont l’objectif principal est de favoriser de nouveaux partenariats et projets de terrain.

Après un an d’activité, le groupe compte 49 acteurs régionaux et 22 acteurs internationaux (Belgique, France, Allemagne, Royaume-Uni, Canada...).

Cela représente une centaine de personnes réunies et prêtes à agir (exploitants et utilisateurs finaux de biomasse, prestataires, scientifiques à la recherche de terrains expérimentaux, propriétaires et gestionnaires de terrains pollués, membres de l’Administration).

Deux priorités d’action :
  1. Nouer des synergies entre l’Administration et les porteurs de projet, entre les propriétaires de sites marginaux et les exploitants et/ou les scientifiques.  
  2. Sensibiliser les autorités compétentes en vue d’une meilleure reconnaissance de la filière d’un point de vue législatif.

Dynamique et perspectives futures

Sur l’année 2017, ValBiom a répondu à un total de 70 sollicitations émanant d’experts, communes, propriétaires, étudiants, doctorants, journalistes… Au cours de l’année, l’asbl a également lancé un 1er appel à idées auprès des scientifiques du groupe pour mener des essais et alimenter le R&D. Aussi, le groupe d’action a répondu favorablement à l’appel de ValBiom pour contribuer à la rédaction de la feuille de route visant l’aide au montage de son projet de phytomanagement en Wallonie.

La dynamique initiée par ValBiom dans le domaine a permis la naissance de deux projets clés :

  • le projet Interreg France-Wallonie-Vlaanderen NewCLand ;
  • le projet régional WallPhy.
Prochainement :
  • Le lancement d’un 2e appel à idées.
  • Un soutien renforcé aux initiatives du groupe d’action grâce au lancement du projet New-C-Land. D’une part, ce projet permettra d’élargir la zone géographique de travail. D’autre part, le consortium du projet offrira un appui solide et expérimenté aux diverses initiatives. Le projet WallPhy permettra – quant à lui – la mise en œuvre du phytomanagement sur près de 6 ha.
  • Une vision claire des voies légales à suivre pour faciliter la mise en œuvre d’un projet. Et ce notamment grâce à la publication de la feuille de route « pour monter son projet de phytomanagement en Wallonie ».

Un binôme à la tête du groupe

Depuis ce début d’année, Aricia Evlard (chef de projet phytomanagement et bioénergies) peut compter sur l’aide d’une nouvelle recrue : Lucas Gossiaux. Ce bioingénieur de formation qui posséde déjà une expérience certaine dans le domaine de la dépollution et de la réhabilitation des sols, apporte désormais un éclairage nouveau à la filière.

Plus d'infos ?
  • Consultez notre rapport d'activité 2017 !
  • Vous disposez d’une parcelle qui ne peut être exploitée à des fins alimentaires ou pour un projet foncier ? Le phytomanagement peut être envisagé. Contactez-nous !
  • Vous voulez être membre du groupe d'action ? Contactez nous !​

[1] Le phytomanagement, c’est quoi ?

Le terme phytomanagement désigne une pratique qui vise la production d’espèces végétales sur des sites marginaux d’usage (notamment, sols pollués) en vue de créer des produits/matériaux innovants, des bioénergies et/ou agir sur la pollution en place.

Les sites marginaux d’usage sont des parcelles qui ne sont pas ou ne peuvent pas être utilisées à des fins alimentaires ou ne peuvent accueillir de projet foncier tel qu’un projet immobilier.

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