Phytomanagement : de nouveaux outils pour les acteurs wallons

Au terme de deux années[1] de recherche, d’expertise de terrain et de rencontres, l’asbl ValBiom publie trois nouveaux outils à destination des porteurs d’un projet de phytomanagement[2]. Ces outils sont susceptibles d’aider toute personne ou organisme qui souhaiterait valoriser ses parcelles ne pouvant être exploitées à des fins alimentaires ou pour un projet foncier.

D’hier à aujourd’hui : l’évolution d’une filière

Depuis fin 2015, ValBiom œuvre en faveur du développement d’une filière phytomanagement en Wallonie afin que celle-ci soit opérationnelle et pérenne. Alors qu’à l’époque, la filière n’était que très peu reconnue dans notre région. Aujourd’hui, ValBiom – comme en témoigne les projets en route – est fière de constater le chemin parcouru et la prise de conscience des autorités compétentes vis-à-vis du phytomanagement.

Trois outils à votre portée !

  1. Une feuille de route offre aujourd’hui un cadre stable à toute personne désireuse de concrétiser un projet. Cette feuille de route rassemble une liste de questions-clés et points d’attention à garder en tête lors de ses démarches. Elle permet au porteur de projet de mener à bien sa réflexion en lui apportant des éléments de réponses ou pistes de solution à chaque étape de sa réflexion. Publication ValBiom, juillet 2018.
  2. Le guide pratique pour « monter un projet de phytomanagement sur site marginal d’usage en Wallonie ». Ce document est à lire en parallèle de la feuille de route « Monter un projet de phytomanagement sur Smarg[3] en Wallonie ». Publication ValBiom, juillet 2018.
  3. La fiche explicative de la valorisation par phytomanagement : une solution à envisager pour valoriser ses parcelles ou terrains ne pouvant être exploités à des fins alimentaires ou pour un projet foncier. Publication ValBiom, juillet 2018.

Télécharger les publications.

La publication de ces documents marque l’aboutissement d’un travail mené durant les subventions Logigramme (2016-2018). Il a pu être réalisé grâce au soutien des Cabinets Ministériels de Monsieur le Ministre P. Furlan et Monsieur le Ministre C. Di Antonio (avec l’aide de Monsieur L. Dupont, Madame D. De Brogniez et Monsieur J-M. Aldric et le soutien financier de la Direction de la Protection des Sols (SPW, DGO3) et de l’Agence wallonne de l’air et du climat (SPW, Awac).

Quelles sont les autres avancées majeures ?

  • Création d’un groupe d’action dédié au phytomanagement rassemblant à ce jour 49 acteurs régionaux et 22 acteurs internationaux (Belgique, France, Allemagne, Royaume-Uni, Canada...). C’est-à-dire, une centaine de personnes prêtes à agir (exploitants et utilisateurs finaux de biomasse, prestataires, scientifiques à la recherche de terrains expérimentaux, propriétaires et gestionnaires de terrains pollués, membres de l’Administration.
  • Rien qu’en 2017…
    • ValBiom a recensé 70 sollicitations sur le sujet.
    • ValBiom a lancé un 1er appel à idées auprès des scientifiques du groupe d’action pour mener des essais de terrain et alimenter la R&D.
    • 10 sites wallons investigués via le groupe d’action.
  • Cartographie, sensibilisation et démonstration du phytomanagement :
    • Le projet Interreg « New-C-Land », lancé le 1er juillet 2018, a pour objectif  de fédérer les acteurs amont et aval de la filière pour concrétiser des projets de plantation en Wallonie, Flandre et Région Haut de France.
    • Débuté en juin 2017 (durée : 3 ans), le projet régional WallPhy, initié par ValBiom[4], met actuellement en place 6 ha de plantation de phytomanagement en Wallonie.

Notons que, actuellement, l’itinéraire législatif à suivre par les porteurs de projet doit encore être clarifié. Un travail de fond est actuellement mené conjointement avec l’Administration pour solutionner ce frein.


[1] Les deux conventions « Logigramme » (communément appelée « Gestion des sols pollués en phytomanagement) visaient à créer un outil méthodologique d’analyse de la durabilité de la biomasse produite sur sol pollué.

  • Une initiative des Cabinets des Ministres Carlo Di Antonio (Environnement et Aménagement du territoire) et Paul Furlan (Energie).
  • Financement : Wallonie, DGO3-DPS, et AwAC.
  • Période : 2016-2018.

[2] Le terme « phytomanagement » désigne une pratique qui vise la production d’espèces végétales sur des sites marginaux d’usage (sols pollués notamment) en vue de créer des produits/matériaux innovants, des bioénergies et/ou agir sur la pollution en place.

[3] Le terme « Smarg » fait référence à une surface délaissée pour cause de contrainte naturelle, industrielle ou agricole, et non utilisable (à terme) à des fins alimentaires. Exemples : friches (polluées ou non), zones de verdissement antiérosives, pollution agricole, zones de captage...

[4] Sous l’impulsion du Ministre Carlo Di Antonio (Environnement et Aménagement du territoire).

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