La France forme les exploitants en biométhanisation de demain

Analyse
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Photo : ©ValBiom

Actuellement, la filière de la biométhanisation occupe plus de 4.000 emplois directs et indirects sur l’ensemble du territoire français. D’ici 2030, ils devraient être plus de 17.000 français à travailler dans le secteur du biogaz.

De nombreux profils recherchés et des spécialités qui se dessinent

Le constat est là : les installations de biométhanisation fleurissent partout en France, avec plus d’une centaine d’unités en projet pour les années avenir. Les emplois directs et indirects du secteur sont répartis dans plus de 500 entreprises ; entre les exploitants d’unités, les gestionnaires de maintenance, les constructeurs, les bureaux d’études, les équipementiers ou encore les laboratoires d’analyses.

Cette professionnalisation de la filière nécessite bon nombre d’intervenants et de compétences diverses, tant au niveau des constructeurs d’unités que des exploitants. Certains cabinets de recrutement se spécialisent donc pour dénicher des profils spécifiques. Par exemple, des techniciens itinérants pour la maintenance, des responsables de sites d’exploitation, des chefs de projets en développement, des ingénieurs « procédé méthanisation », des commerciaux spécialisés en approvisionnement et en négoce des intrants.

En Belgique comme en France, la moitié des unités de biométhanisation sont agricoles et gérées par des agriculteurs. Malheureusement, ceux-ci sont rarement formés à cette technologie particulière et aux spécificités biochimiques qui l’accompagne.

Un certificat de spécialisation et un diplôme universitaire spécifiques

Pour répondre au besoin du secteur et former des exploitants compétents, le ministère de l’Agriculture français, avec la collaboration de l’AAMF, a permis la mise en place d’un certificat de spécialisation et d’un diplôme universitaire dédiés à cette fonction. Il s’agit, dans les deux cas, d’une formation en alternance afin d’allier les concepts théorique et la pratique sur des sites en fonctionnement.

Le certificat de spécialisation sera dispensé dans les Centres de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (CFPPA) français tandis que le diplôme universitaire sera accessible à EPL Agro de la Meuse et l’Ensaia situé à Nancy.

Accessibles également aux belges, ces formations commenceront à la rentrée 2019 et permettront de combler à l’avenir les besoins identifiés par les retours d’expérience des acteurs de terrain.

ValBiom constate que tant les constructeurs que les unités de biométhanisation s’engagent dans des démarches de qualité en France. Ces démarches sont accompagnées par les écoles. De quoi s’assurer un développement optimal de la filière biogaz française. 

Cet article a été publié dans le n°45 du magazine Wallonie Elevages – Juillet 2019.

#Métiers #Bioéconomie 

Afin d’alimenter cette thématique « Emploi / Formation », ValBiom prévoit plusieurs articles qui s’intégreront tous dans une série intitulée « Les métiers d’avenir dans le secteur de la bioéconomie ». L’objectif visé est de donner des pistes de réflexion et de solution aux étudiants ou aux personnes désirant se réorienter et/ou se familiariser avec les domaines de l’environnement, l’énergie, le climat.

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