Intégration de la filière biogaz dans la nouvelle bioéconomie

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Le 29 novembre dernier se tenait le colloque du projet Interreg Grande Région Perséphone. Cette journée a rassemblé de nombreuses personnes souhaitant connaitre les avancées du consortium du projet et assister aux témoignages d’acteurs de la région. Entrepreneurs, universitaires et membres de l’administration ont fait le déplacement.

Perséphone : positionner la biométhanisation dans la bioéconomie

Le projet Interreg Perséphone s’inscrit dans la continuité de 4 projets Interreg traitant la thématique du biogaz. Ayant pour objectif principal de positionner la biométhanisation dans la bioéconomie, ce projet brasse différents aspects liés à la biométhanisation, qu’il s’agisse de développements technologiques ou de qualification des produits.

Le projet est piloté par l’asbl « Au pays de l’Attert », soutenue par 6 partenaires scientifiques, 2 partenaires industriels et 2 partenaires méthodologiques. La collaboration et le travail s’effectuent sur 5 exploitations pilotes.

Stocker l’énergie renouvelable par l’introduction d’hydrogène dans les biométhaniseurs

Une des actions présentée lors du colloque portait sur le stockage de l’énergie renouvelable par l’introduction d’hydrogène dans les biométhaniseurs. Cette recherche sur le procédé de méthanation (production de méthane par réaction entre l’hydrogène et le dioxyde de carbone) s’allie au développement des technologies power-to-gas[1].

Les thématiques de l’épuration et la valorisation du digestat ont également été abordées sous différents aspects afin de démontrer les avancées technologiques de l’épuration et l’impact sur la fertilisation des sols. Le statut du digestat en France a quant à lui suscité pas mal de questions, notamment en regard de son statut actuel de déchet.

Les installations pilotes de cultures de microalgues

Parallèlement à l’état des lieux sur les installations pilotes de cultures de microalgues couplées à la biométhanisation, Spiragri SARL a présenté la diversification agricole autour de son installation de culture de spiruline (microalgue à haute teneur protéinique) à partir de la chaleur issue de leur biométhaniseur.

En raison des conditions climatiques particulièrement défavorables et de leur impact négatif sur les cultures depuis le début du projet, le consortium a sollicité une prolongation du projet de 18 mois qui devrait donc se clôturer d’ici 2021.

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