Guerre en Ukraine : prise de conscience d’une énième dépendance ?

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©Gaetan de Seny

La dépendance de l’Europe au gaz russe (40% des importations) est bien comprise du grand public. De même l’est celle aux céréales. Ce qui l’est moins, c’est sa dépendance aux fertilisants de synthèse, dont 25% de notre consommation provient également de Russie.

Le recyclage de nos nutriments apparait alors comme un besoin évident, dont la biométhanisation est l’outil indispensable. En effet, en complément du traitement de déchets et résidus, de la production d’énergies renouvelables, la filière génère des quantités importantes de digestat, qui est substituable aux engrais de synthèse et dont les qualités agronomiques ne sont plus à démontrer.

Leur faible concentration étant une des limites à leur attractivité, les solutions de concentration des nutriments existent ou se développent pour ces digestats dont le taux de matière sèche est comparable à des lisiers. Ces solutions, telles que la séparation de phase, l’évapoconcentration ou encore le séchage complet, laissent entrevoir la possibilité de centraliser, transporter et commercialiser cette production alternative de fertilisants et amendements organiques ou organo-minéraux.

L’application du règlement fertilisant en juillet 2022 devrait également permettre la reconnaissance de ces digestats traités en tant que fertilisants officiels sous certaines conditions (cliquez ici pour plus d’informations).

Une raison de plus pour soutenir de façon équilibrée cette filière aux multiples externalités positives !

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