France : Intérêt croissant pour les produits biosourcés

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Une enquête menée par l’IFOP[1] en mai dernier révèle que la perception des français vis-à-vis des produits biosourcés est très largement positive et que ces derniers souhaitent plus d’informations sur ces produits et leurs atouts.

Une perception positive grandissante

L’intérêt pour les produits biosourcés grandit au sein de la population française. Pour le quantifier, une enquête a été menée par l’IFOP auprès d’un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française.

Cette enquête a mis en avant une perception positive de ces produits, puisque 88 % des français ont une bonne image des produits biosourcés.

Les répondants ont marqué un intérêt pour le sujet et 80 % des français interrogés souhaitent avoir plus d’informations sur ces produits et leurs atouts.

Plus de 3/4 des français attribuent de nombreux impacts positifs au développement de ces produits biosourcés :

  • 79 % attestent que le développement de la filière va permettre de redynamiser des territoires fragilisés, notamment ruraux.
  • 76 % considèrent que ces produits contribuent de façon significative à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
  • 76 % estiment qu’ils vont permettre la création d’emplois à haute valeur ajoutée.

Conséquence logique de ce résultat : 86 % des français estiment qu’il est légitime que les pouvoirs publics soutiennent leur développement.

Un soutien qui passe par différentes mesures possibles :

  • 62 % des répondants sont favorables à une plus large information du public.
  • 59 % soutiennent l’idée d’une fiscalité plus favorable pour les produits biosourcés.

Ces mesures font écho à l’adoption, par l’Etat français, d’une stratégie en faveur du développement de la bioéconomie (Plan d'action 2018-2020, adopté en février 2018). [A ce sujet, lire : Bioéconomie : une stratégie pour la France - 06.03.2018 - ValBioMag]

Et en Wallonie, une tendance similaire ?

Aucune enquête similaire n’a été menée dans notre région. Cependant, cette enquête confirme une tendance ressentie en Europe concernant une demande des consommateurs. Cet intérêt accru en produits plus durables de la part des consommateurs a amené de grandes marques à se regrouper pour accélérer la mise sur le marché de produits biobasés. [A ce sujet, lire : Bio-speed Consortium : l'appel du marché en faveur des produits biobasés - 06.06.2018 - ValBioMag]

L’enquête de l’IFOP souligne aussi qu’il est nécessaire de mieux informer le grand public sur ces produits et leurs propriétés.

La sensibilisation des publics à une économie biobasée est un des axes de travail de ValBiom. Afin de répondre à ce besoin, l’asbl a d’ailleurs mis en place en 2017 une plateforme en ligne dédiée à la biomasse et au développement de l’économie biobasé [Plate-forme : www.labiomasseenwallonie.be[2]]. Cet outil propose des informations scientifiques et vulgarisées aux personnes qui s’intéressent – de près ou de loin – aux bioénergies et aux produits / matériaux biobasés.

L’enquête de l’IFOP note également que le développement d’une économie biobasée doit être soutenu par le pouvoir public.

A ce titre, le consortium Coq vert (dont ValBiom est un des partenaires) a rédigé en mémorandum en vue de la mise en place et adoption, par le Gouvernement wallon, d’une stratégie et d'un plan d'action relatif au développement d'une économie biobasée en Wallonie. Ceci donnerait un signal fort aux investisseurs et rendrait la Région encore plus visible pour les industries biobasées.

Photo : © COMPOSENS - Interreg V (Impression 3D d'un porte-crayons réalisé en PLA bois)

Le propos vous intéresse ? Suivez les évolutions du projet Interreg COMPOSENS

Le projet COMPOSENS a pour objectif le développement transfrontalier de matériaux composites polymère-bois ou fibres végétales performants à faible impact environnemental pour l’élaboration de biocomposites légers et recyclables.

Ce projet vise l’utilisation de ressources renouvelables de la région franco-belge : bois et fibres naturelles, telles que le chanvre et le lin. Les fibres étudiées seront des fibres courtes ainsi que des fibres continues (rovings, mats, tissés, co‑mêlés). Elles permettent de produire des biocomposites plus légers que des matériaux composites intégrant des fibres de verre.

  • 7 partenaires : Certech (chef de file), CRITT M.D.T.S., IMT Lille Douai, ARMINES, Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), ULg et ValBiom 
  • Durée du projet : 1er avril 2016 – 31 mars 2020

Sources :


[1] Institut français d'opinion publique.

[2] Actuellement, la bibliothèque de documents de la plate-forme www.labiomasseenwallonie.be compte une soixantaine de documents utiles pour les porteurs d’un projet biomasse-énergie et une soixantaine de fiches descriptives pour mieux comprendre l’univers de la biomasse.

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