Donner une nouvelle vie aux sites marginaux : les enseignements du projet Interreg New-C-Land

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©ULiège - Gembloux Agro Bio Tech

Ce 14 juin s’est déroulé l’évènement de clôture du projet Interreg New-C-Land, dont ValBiom fait partie des partenaires. En 4 ans, le projet a donné une impulsion à l'utilisation de la biomasse provenant de sites marginaux (SMARG) de la région France-Wallonie-Flandre. Voici un bref résumé des expériences et débouchés potentiels de la valorisation de biomasse sur ces sites.

L’identification des SMARG et la mise en réseau

Le projet New-C-Land a permis d’une part l’identification des zones où la biomasse végétale pouvait être cultivée, mais également la mise en réseau des acteurs (propriétaires/gestionnaires et utilisateurs finaux) afin de valoriser ces ressources locales en bioénergie ou en matériaux biosourcés. Le projet s’est concentré sur des terrains inutilisés ou en jachère qui ne conviennent pas à l'agriculture ou à l’habitat. Des cultures annuelles et pérennes à valorisation non alimentaire ont été spécifiquement choisies : le saule, l'aulne, le peuplier, le miscanthus, le chanvre et les graminées.

D’autres secteurs d'intérêt de valorisation de la biomasse ont été identifiés: la bioraffinerie[1], la production de matériaux de construction biosourcés, le textile ainsi que la gestion des espaces verts, des zones agricoles et horticoles.

Les enseignements à retenir

Dix chaînes de valeurs ont été identifiées en Wallonie et en France par les partenaires du projet. Celles-ci ont permis d’obtenir une vision globale pratique des besoins, opportunités, freins et contraintes de ces sites. Voici les principaux enseignements tirés du projet :

  1. La coopération transfrontalière a favorisé un large transfert de connaissances. Un outil cartographique est disponible en ligne et permet la mise en relation des propriétaires des terrains et de leurs utilisateurs potentiels.
  2. Recueillir un maximum d’informations pratiques sur le sol, la culture, la législation et la commercialisation est indispensable avant d’entreprendre. Un outil d’aide à la décision vous aide dans le choix de la biomasse végétale appropriée aux caractéristiques du terrain.
  3. Un sol pollué n’est pas forcément un obstacle à la production de biomasse. Au contraire, la plantation peut avoir une influence positive sur la contamination du sol.
  4. Une communication claire des projets et des impacts environnementaux positifs qu’ils engendrent permet la compréhension et l’acceptation de toutes les parties prenantes.
  5. L’économie biosourcée est l’avenir.

Le marché des produits biosourcés étant en plein développement, les expériences ont montré que cultiver de la biomasse sur des sites marginaux est une option réaliste pour remettre dans le circuit économique des terrains délaissés. Cette production de biomasse doit néanmoins se faire de manière raisonnée et coordonnée, afin d’apporter dans le même temps une réponse optimale aux enjeux climatiques et environnementaux. Davantage de connaissances et d'investissements sont encore nécessaires pour ancrer et développer ce mouvement dans le paysage cultural.

Envie d’en savoir plus ?

New-C-Land, un projet Interreg France-Wallonie-Vlaanderen


[1] La bioraffinerie vise à séparer une matière première (biomasse) en différentes fractions. Chaque fraction peut être traitée de manière différente afin d'utiliser pleinement la biomasse.

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