[Carrière] Perspectives d’emploi 2050 : les opportunités du gaz vert !

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En Europe, le secteur du biogaz emploie aujourd’hui 71.000 personnes. Le consortium Gas for Climate, par l’intermédiaire de la société de consultance Navigant, a évalué le potentiel de création d’emplois des gaz renouvelables en Europe entre 1,7 et 2,4 millions d’ici 2050, dont 600.000 à 850.000 emplois directs.

Des emplois ruraux, non délocalisables

Le gaz renouvelable en Europe se décline selon trois perspectives technologiques à l’horizon 2050 :

  • le biométhane issu de biométhanisation;
  • le biométhane issu de la gazéification;
  • l’hydrogène produit par l’électrolyse issue d’électricité renouvelable (éolien, photovoltaïque…).

Les synergies induites par ces systèmes de production d’énergie renouvelable présentent des avantages considérables en matière de création d’emplois.

Les possibilités d'emploi résultent des investissements dans la fabrication des installations de production de biométhane et d'hydrogène et de leur exploitation, et comprennent de nombreux emplois ruraux et des postes techniques hautement qualifiés. En particulier dans les zones rurales. La collecte des matières premières et l'exploitation des infrastructures créent des emplois locaux stables qui ne peuvent être externalisés ou délocalisés.

Les sites de production de gaz renouvelable peuvent offrir la possibilité aux PMEs (secteurs : énergie, industrie, agriculture, construction) de valoriser les matières biomasse de leurs infrastructures (réseau de gaz, substitution au gaz fossile) mais également de valoriser leur savoir-faire.

Quels secteurs économiques ?

L'analyse présentée dans le rapport de Navigant[1] se base sur un objectif de 2,880 TWh produit par ses 3 sources de gaz vert d’ici 2050. Les résultats de l'analyse suggèrent les possibilités d'emplois directs dans certains secteurs économiques :

  • 150.000 à 225.000 emplois dans la production d'électricité renouvelable pour la production d'hydrogène et 50.000 à 75.000 autres emplois dans le secteur de l'énergie ;
  • 100.000 à 150.000 emplois dans l'agriculture et la sylviculture (pour fournir la matière première aux installations de production de biométhane par biométhanisation et gazéification, par exemple) ;
  • 200.000 à 300.000 emplois industriels liés au développement et à l'exploitation des unités de biométhanisation, d'usines de gazéification thermique et d'électrolyseurs.

Concrètement, pour la biométhanisation ?

La production de biométhane par biométhanisation se fait essentiellement à petite échelle et la production de résidus agricoles est plus décentralisée. Dès lors, son déploiement devrait apporter de nouveaux avantages en termes d'emplois locaux aux régions rurales d'Europe.

Comme la production de biogaz se fera principalement sur le site de l'exploitation, des effets positifs sur l'emploi sont attendus dans le secteur agricole en ce qui concerne la collecte, le stockage, le prétraitement, le transport, le traitement et l'application du digestat.

Environ un tiers des emplois résultent du développement des installations de digestion anaérobie, principalement dans deux secteurs :

  1. les machines et équipements ;
  2. la construction et les travaux de construction.

Les deux tiers des emplois sont liés aux activités courantes de l'installation, y compris l'exploitation de la station et l'approvisionnement en biomasse nécessaire dans le secteur agricole, ce qui crée des possibilités d'emplois long terme. La plupart de ces emplois devraient être des emplois hautement qualifiés, exigeant des capacités techniques et d'ingénierie élevées[2].

Pour atteindre cet objectif, n’oublions pas la R&D !

L'augmentation à grande échelle de la production de gaz renouvelable dans des perspectives de filières rentables nécessite des efforts de R&D supplémentaires dans divers domaines, ce qui entraînera la création de nouveaux emplois dans le secteur de la recherche :

  • La R&D dans l'agriculture pour développer davantage les cultures intermédiaires[3].
  • La R&D dans les installations de digestion anaérobie et de gazéification thermique pour accroître l'efficacité et réduire les coûts.
  • La R&D dans le domaine des électrolyseurs augmente l'efficacité et permet de réduire les coûts.

Les externalités positives du biogaz

Au-delà de la création d’emploi, une autre externalité positive de la biométhanisation sur l’activité économique est la diversification des revenus de l’agriculteur. En effet, celui-ci n’est plus seulement un producteur de matière mais il devient producteur d’énergie verte !

De plus, ce gaz vert se substitue au gaz fossile dans une infrastructure de transport et de distribution de gaz déjà existante.

Sources :

Image: ©ValBiom

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